La santé publique africaine

La santé publique est définie comme étant une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes, de groupes ou de la population entière .Cette définition n’est pas exhaustive mais suffit à orienter notre réflexion quant à son application sur le continent africain.Le continent africain a une population de 1,216 milliard d’habitants.Selon une étude réalisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) portant sur la pénurie de personnel de santé en Afrique,les effectifs actuellement formés avant leur entrée en activité sont insuffisants pour maintenir la densité d’agents de santé existante une fois toutes les causes d’attrition prises en compte.Même si cette attrition n’était due qu’à des facteurs involontaires comme la mortalité prématurée, il faudrait, avec le rythme actuel de formation de la main d’œuvre, 36 ans dans le cas des médecins et 29 ans dans le cas des infirmières et des sages-femmes, pour atteindre l’objectif récemment fixé par l’OMS de 2,28 professionnels de santé pour 1000 habitants pour l’ensemble de ces pays – dont certains sont dans l’incapacité de réaliser un jour cet objectif.Même si cette étude a été réalisée dans 12 pays d’Afrique subsaharienne,elle nous édifie suffisamment sur la gravité de la situation sanitaire africaine.Pour davantage édifier cette situation,il est important de chiffrer ces carences.90% des enfants qui vivent avec le VIH dans le monde sont africains.Au Sahel,un enfant meurt toutes les cinq minutes d’une pathologie évitable et curable comme les maladies diarrhéiques ou la rougeole.A cela il faudra également ajouter qu’une grande partie des infrastructures sanitaires sont concentrées dans les capitales,ce qui privent les populations habitants dans les zones rurales de soins médicaux de qualité.On observe néanmoins une tendance visant à mettre en place une couverture maladie universelle pour les ménages les plus vulnérables.Cette initiative portée par des bailleurs de fonds sont utiles pour avancer sur le sujet de la sécurité sanitaire.L’efficacité d’une politique de santé publique dépend de la volonté et de l’autonomie que se donnent les pouvoirs publics pour la mettre en œuvre.Ce n’est pas une question d’argent,mais plutôt de rapport de forces.Il est donc de la responsabilité des gouvernants d’aménager ses ressources financières,techniques,humaines pour rétrécir ce différentiel sanitaire de manière considérable.Il ne faudrait pas également que ces attributs sanitaires soient employés à des fins politiciennes comme nous avons pu le remarquer au Sénégal.

« La santé est le trésor le plus précieux et le plus facile à perdre,c’est cependant le plus mal gardé. »     Chauvot de Beauchêne

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