Naufrage du Joola:irresponsabilité et indécence des autorités sénégalaises

Le 26 Septembre 2002,le Sénégal a enregistré le naufrage le  plus meurtrier que le monde a connu ,au large de la Gambie.Entre 1800 et 2000 pertes en vie humaine ont été dénombrées.Parmi elles,on compte 18 ressortissants français .

Au Sénégal,il a fallu seulement une année d’investigations pour que les autorités compétentes se défassent du dossier.Celles-ci ont finalement conclu qu’une seule responsabilité était engagée et reposait sur le commandant de bord du bateau.

La seule chance de traiter le dossier impartialement reposait la saisine du dossier par les autorités françaises.

Après de longues et interminables années d’attente des familles de victimes ,la justice française a finalement prononcé un non-lieu. Cette décision n’étant pas surprenante d’autant plus qu’elle est justifiée par l’immunité dont bénéficie sept responsables civils et militaires sénégalais.

Mais ce qui devrait davantage attirer notre attention,c’est la manière dont ce dossier a été traité par les autorités sénégalaises.Ces dernières ont bouclé ce dossier à la hâte.

La négligence des consignes de sécurité et la non assistance de personnes en péril ont causé des pertes humaines en milliers.

La prise en charge des familles des victimes a été fastidieuse.

Les autorités sénégalaises doivent être tenues pour seul responsable de cette tragédie.

Aujourd’hui,l’indécence dont elles font preuve dans le traitement de ce dossier est impardonnable.

#respectonslamemoiredesdefunts #assumonsnosresponsabilites

#kebetu

Les enfants mendiants au Sénégal :les soldats d’une économie souterraine

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Le phénomène de la mendicité enfantine est en train de prendre des proportions inquiétantes au Sénégal.Chaque année,le nombre d’enfants dans la rue ne cesse d’accroître.En 2017,pas moins de 44000 talibés (enfants mendiants) ont été recensés dans les seules villes de Dakar et St-Louis.Ces chiffres n’étant pas exhautifs,ils ne résument pas suffisamment cette situation qui prévaut.

La mendicité des enfants a pris des allures de fonds de commerce au Sénégal.En effet,ces êtres dépourvus de pouvoir de discernement sont parties prenantes d’une activité économique floue et sujets d’abus physiques et moraux en tout genre.

D’une part,ces enfants font office de collecteurs de fonds pour le compte d’un marabout (percepteur).Cette collecte de fonds se fait suivant un système bien intégré par les acteurs.Le marabout exige quotidiennement de ces enfants une somme d’argent (de 500 à 1000 FCFA) dépendant de l’âge de l’enfant et de l’ancienneté de celui-ci au sein du Dara (école coranique).

D’autre part,ces enfants sont sujets de nombreux sévices (tortures,viols,travaux manuels intensifs…).Ceux-ci font également l’objet de pressions (menaces) venant de leur marabout lorsque la somme due n’est pas recouvrée.

A cette activité économique nébuleuse,il faudrait aussi prendre en compte les

conditions de vie incommodes de ces enfants.Ces derniers se pavanent dans la rue pieds nus et vêtus de guenilles.Ils ne mangent pas à leur faim,leurs repas sont un mélange confus d’aliments .Ces enfants ne trouvent pas de moments de sommeil à cause de la précarité de leurs habitations (entassement dans des espaces réduits).

L’urgence de cet état de faits nécessite de trouver des solutions pressantes.

Le Sénégal gagnerait en valeurs humaines si les moyens humains,techniques et financiers nécessaires à la résolution de cette problématique,étaient déployés.

Plus de structures d’accueil doivent être ouvertes afin d’identifier,de ficher et de prendre en charge ces enfants.Des établissements chargés de l’éducation et de l’instruction de ces enfants doivent se multiplier sur toute l’étendue du territoire sénégalais.

La mendicité des enfants est un sujet qui nous réunit tous pour la raison que nous avons été enfant et avons peut-être des enfants .

« Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé ,dans la paix et dans la dignité. » Koffi A. Annan 

 

#nochildslabor #savethechildren #childsareourfuture #kebetu

 

 

L’industrie textile en Afrique

L’industrie textile africaine suscite depuis un certain temps des intérêts pluriels.Certains pays africains ont même décidé d’en faire un pilier de leurs économies compte tenu des retombées financières substantielles de ce secteur.

En Afrique de l’Est,un pays comme l’Éthiopie est en train de réaliser une progression constante dans cette industrie.Des investissements conséquents de la Chine ont permis de dynamiser ce secteur.En effet,20% des terres arables éthiopiennes sont destinées à la culture du coton,les autorités se sont fixées comme objectif d’accroître les productions en affectant 80% de ces terres à cette culture.

Dans la zone subsaharienne,des pays comme le Burkina Faso et le Mali ont enregistré respectivement des productions records,750000 tonnes de coton-graine et 645000 tonnes de coton-graine,pendant la campagne 2016/2017.Nonobstant les volumes de production en net progression,ce secteur se heurte à des obstacles liés à la transformation de ces matières premières.

Contrairement aux attentes du secteur,ces pays ont vu leurs principales unités de transformation de coton fermées faute de moyens financiers.A cela s’ajoute également des ressources énergétiques insuffisantes pour assurer le fonctionnement à plein régime des unités de transformation.

Pour mieux comprendre cette situation,il faudrait d’abord observer de plus près les habitudes de consommation des africains.Ces derniers ont tendance à privilégier les produits produits textiles étrangers plutôt que les leurs. L’industrie textile est un des enjeux du 21e siècle du continent africain,ce secteur doit être doté de moyens financiers,techniques ,humains nécessaire à sa survie.

Il serait intéressant également d’établir un lien de corrélation entre la santé de l’industrie textile et la promotion de toutes activités liées à la transformation de produits textiles (artisanat local,stylisme…).En effet,les transformateurs locaux de  produits semi-finis gagneraient beaucoup en valeur (temps et argent) si leurs matières étaient disponibles sur place à moindres coûts.

Pour ainsi dire,la bonne marche de l’industrie textile africaine est profitable à tous les acteurs de ce secteur du moment que chaque acteur soit artisan de sa partition.

#industrietextileafricaine #letextileauservicedelafrique #letextilepourlapromotionduconsommerlocal

#kebetu

 

La santé mentale en Afrique

La santé mentale a toujours suscité beaucoup d’interrogations en milieu social.Pour trouver des réponses,il faudrait contextualiser ces troubles mentaux aux réalités inhérentes africaines.Ces psychopathologies sont observés selon des modèles occidentaux .Il en est également de même en ce qui concerne les thérapies.Ces dernières sont fondées sur des expériences occidentales donc elles ne peuvent être juxtaposer aux cas de figure africains.Pour ce faire,il faudrait s’immerger dans les différentes cultures africaines .L’Afrique est très ancrée dans le mysticisme même si ces pratiques sont dissimulées au public.

Donc,il serait judicieux de jumeler l’approche scientifique (psychologie,ethnologie,anthropologie) à celle mystique (guérisseurs traditionnels).

Dans l’espace socioculturel,la perception que les gens ont des malades mentaux,est beaucoup plus complexe.Pour la société africaine,le malade mental est possédé par des entités surnaturelles donc celui-ci requiert un traitement magique.Cette perception exclusive oblitère l’aspect rapports sociaux(individu -société).

Dans la rue,les conditions de vie des malades mentaux sont comparables à celles de « l’homme de cromagnon ».Ils ne s’alimentent qu’à de rares occasions à condition que les passants daignent leurs laisser des restes d’aliments qu’ils extrairont soigneusement des ordures.Dans les foyers, cette situation n’est pas également des moindres, le malade est sujet de mal traitance en tout genre allant même jusqu’à être emprisonné dans une pièce à l’abri des regards.

Il est possible que malade soit victime d’une expérience personnelle,professionnelle et sociale malencontreuse, qui va altérer le rapport qu’il entretient avec son environnement familial et social.C’est pourquoi,il est important de mieux appréhender ce changement abrupt ou graduel.Les malades mentaux ont besoin d’attention,d’affection de la part de leurs proches et de la société.Un quelconque individu est susceptible de contracter une maladie mentale.Ces psychopathologies peuvent être passagères ou durables mais non du moins incurables.La famille et la société sont principalement responsables de cette situation ,c’est pourquoi ils devraient être acteurs au premier plan de la résolution de ce problème.

« Nous sommes tous mentalement malades à nos heures,certains reviennent de cet état,d’autres s’en meuvent. »

 

#santémentaleenafrique #réintégronslesmaladesmentaux #sauvonslesesprits

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Les infrastructures Ouest-africaines focus sur l’assainissement et les évacuations d’eaux

L’Afrique  de l’Ouest est entrée sans nul doute dans une ère de changements infrastructurels.Des pays tels que la Côte d’Ivoire,le Ghana,le Nigéria,le Sénégal,le Togo sont des exemples patents de cette démarche rénovatrice des infrastructures publiques. Cette tendance est ralentie par des problèmes de gouvernance publique mais relancée à présent par un nouveau type de jeunes leaders africains, soucieux du futur prospère de leur continent.

De tous les grands travaux, l’assainissement et les évacuations d’eaux demeurent problématiques dans certains pays ouest africains (Sénégal,Guinée,etc…) en dépit des orientations prises au niveau international,notamment par l’Organisation des Nations Unies.

Il est urgent de se pencher sur ces questions sanitaires et d’y apporter des solutions pérennes.

D’abord ,il nous faut identifier les difficultés liées à cette problématique sanitaire.

L’assainissement et les évacuations d’eaux Ouest africaines souffrent de nombreuses incohérences telles que la sous-estimation des investissements,la faible durabilité des réalisations faites,la non-maîtrise de la demande croissante (démographie,augmentation de la consommation en eau pendant l’été,…),la non-maîtrise de l’offre de services.

Il serait également important de souligner le degré d’implication des usagers de ces installations.Certains usagers ont tendance à jeter des déchets ou ordures non conformes aux évacuations d’eaux.Ceci provoque sur le long terme un entassement de déchets ou des dépôts d’ordures au niveau des canalisations qui impactera sur la fonctionnalité et la durabilité des installations.

Pour pallier à ces problèmes,les pouvoirs publics devraient s’investir davantage dans l’entretien régulier des installations de base,sensibiliser les usagers sur les risques que représentent les jets d’ordures dans les canalisations et autres dispositifs d’assainissement,juxtaposer la gestion de l’assainissement à celle de l’eau,créer plus de postes pour la maintenance des installations,investir dans la formation.

#assainirlesesprits #bienetrepourtous #cadredeviesain

L’entreprenariat et la santé mentale

L’entreprenariat est le fait de développer un business en créant,en innovant,en transformant des produits et des services de manière autonome.

L’entreprenariat se positionne comme étant une alternative à la problématique du chômage.D’ou l’intérêt que nous devons y apporter en trouvant davantage d’innovations pérennes capables de résorber ce différentiel professionnel.Le fait d’entreprendre des affaires constitue également un moyen de promouvoir selon le domaine d’activités,la créativité,l’autonomie,l’intuitivité,l’autodidaxie,l’autofinancement etc…

Dans le cas de figure africain,il sera question d’harmoniser les compétences entrepreneuriales aux pratiques affairistes africaines.

D’emblée,il faut distinguer tout d’abord deux types d’entrepreneuriat.Le premier étant l’entreprenariat de nécessité consiste à entreprendre des affaires à des fins de survie.C’est un entrepreneuriat informel,de subsistance donc ne prenant pas en compte les mutations du marché.L’autre type d’entreprenariat est celui d’opportunités qui consiste à innover,à transformer,à créer des possibilités en fonction de la physiologie du marché.Selon les données du Global Entreprenership Monitoring (GEM),l’entreprenariat de nécessité est prédominant dans le secteur des affaires en Afrique.D’ou l’importance qu’il faudra porter à la juxtaposition de la forme d’entreprenariat prédominante en Afrique aux pré-requis d’un entreprenariat d’opportunités(créativité,innovation,autofinancement,anticipation…).

Autre velléité que rencontre l’entreprenariat africain étant la non intégration des femmes dans le développement économique des pays.Les femmes doivent avoir un meilleur accès au financement.Ce dernier permettra de régler la question d’éxode rural et permettra par extension d’améliorer les conditions de vie en milieu rural.

Les pouvoirs publics africains ont un rôle central à jouer dans la résolution de cette problématique dans la mesure où la corruption, le copinage avec les politiques ,la fiscalisation complaisante; conditionnent négativement l’environnement entrepreneurial du continent .Cette situation entraîne une  exploitation dérégulée à la source des potentialités du marché.

Pour impulser l’entreprenariat africain,les gouvernements doivent engager leur responsabilités en créant les conditions adéquates à l’expansion du marché des affaires.Les entrepreneurs pour leur compte doivent orienter vers un entreprenariat productif soucieux des normes qualitatives.

Il existe un rapport de productivité sous jacent entre l’entreprenariat et la santé mentale.

D’emblée,il nous faut définir le terme santé mentale pour établir le lien de corrélation existant entre l’entreprenariat et la santé mentale.Comme il a été exposé ci-dessus l’entreprenariat africain rencontre des difficultés liées à son improductivité mais d’autres paramètres s’y invitent.

La santé mentale est considérée comme un état de bien être psychique,émotionnel et cognitif dont la résultante est un équilibre social,familial,professionnel.

L’entreprenariat est une orientation professionnelle sacrificielle dans la mesure où l’on décide de troquer la sécurité contre un risque qui serait à terme plus sécurisant pour soi et pour autrui . Certains effets sont inhérents à la vie d’entrepreneur à savoir la pression familiale et sociale,l’improductivité cyclique,les pertes financières et matérielles,l’inconstance des revenus,l’instabilité des jours et heures de travail,la pression de la concurrence…

Ceci est en lien direct avec notre biologie interne, la santé du cerveau et la fabrication d’hormones liées au stress.

Pour contre balancer les effets physiologiques certains de son activité professionnelle, L’entrepreneur doit avoir une hygiène de vie équilibrée (vie de famille et de société,sport,nature…)

Il est fondamental que ses activités professionnelles soient en harmonie avec son état mental pour lui permettre d’accroitre sa productivité. Celle ci lui est profitable et son environnement direct et indirect en bénéficie.

#8Sud34Est #entreprenariat #entrepreneurship #businessentrepreneurship

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La recherche scientifique au cœur de l’émergence africaine

Communément défini comme étant l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer des connaissances scientifiques,la recherche scientifique suscite aujourd’hui dans le monde de nombreux questionnements.Ceux-ci étant justifiés partiellement par l’application de la science aux cadres social,économique,institutionnel et juridique,et d’autre part par le progrès des sciences en général.La recherche scientifique constitue une voie incontournable du développement de la santé,de l’éducation,de la sécurité,de l’agriculture,de l’élevage,de l’industrie,etc…C’est pourquoi,il est important que l’harmonisation de celle-ci avec les secteurs sus-cités ,prenne en considération les réalités inhérentes à ces secteurs.C’est dans ce sens que des nations telles que les États Unis,la Chine,le Royaume Uni,l’Allemagne,ont consacré leur progrès économique,social,environnemental,légal au développement de la science sous toutes ses formes.Ces pays sus-cités ont su tirer profit des bienfaits de la science en juxtaposant les résultats de leurs recherches aux différents secteurs clés de leur physiologie.Néanmoins,il faudra tenir compte des aspects négatifs de la science notamment lorsque l’altération ou modification génétique est sujette de ces recherches.

Cette perspective scientifique devrait inspirer les États africains dans la recherche de solutions aux nombreuses problématiques sectorielles.

Dans la zone Afrique de l’Ouest et Centrale,de nombreux efforts restent encore à faire en matière de recherche.L’agriculture,la pêche,l’exploitation minière étant les leviers de leur économie des pays de cette zone,il est important que les recherches soient orientées dans ces secteurs.L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) s’est engagé depuis 1946 dans cette recherche de solutions.Cet institut français a déployé 40% de son effectif de chercheurs expatriés dans 21 pays,au travers de 33 unités de recherche (dont 3 unités mixtes internationales),15 jeunes équipes internationales et 9 laboratoires mixtes internationaux.Cet investissement de l’IRD permettra d’apporter des solutions pérennes en matière de santé,d’environnement,de politique publique …Mais l’engagement des pouvoirs publics de cette zone ne serait pas de trop.En effet,il appartient à ces pays de s’impliquer davantage dans cette recherche de solutions en injectant les moyens financiers et techniques adéquats.Il faut cependant noter les efforts du Mali qui a consacré 0,7% de son PIB soit 150 millions de dollars à la recherche et au développement.Le Sénégal également fait partie des pays qu’il faudrait encourager pour cette orientation.En effet,le Sénégal compte un nombre important de chercheurs (361 scientifiques par million d’habitants) mais peine toujours à traduire ces recherches faute de moyens financiers.Le Laboratoire Bactériologie-virologie (LBV) Le Dantec est le premier laboratoire ouest africain certifié ISO 15189plus.Cette distinction qualitative mérite que les pouvoirs publics investissent plus de moyens financiers et d’équipements de dernière génération.

En Afrique australe,la situation scientifique est autre.Un pays comme l’Afrique du Sud est à encourager dans la mesure où c’est la première nation africaine en terme de recherche scientifique.En effet,ce pays travaille en étroite collaboration avec la France à travers le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS).Cette entente a permis en 2013 la matérialisation de 2 laboratoires internationaux associés (LIA),2 groupements de recherche internationaux (GDRI) et 4 projets internationaux de coopération scientifique.Cette initiative  montre une volonté de l’Afrique du Sud à s’inscrire dans une optique d’émergence scientifique.D’autres nations comme la Namibie et les îles Maurice font également des efforts considérables en matière de recherche scientifique.

En Afrique du Nord,des nations comme le Maroc, la Tunisie et l’Algérie sont en nette progression par rapport aux objectifs scientifiques mondiaux fixés.Par exemple,la Tunisie a remporté un prix de recherche d’un institut du nom de MERK dans lequel concouraient 146 propositions de traitement de la sclérose en plaques venant du monde entier.Cette distinction sanctionne des efforts de recherche orientés vers la santé.

La recherche scientifique est à l’origine de tout développement économique,financier,sanitaire,alimentaire,juridique.Il appartient à toutes les nations africaines de s’investir en nature et numéraire dans cette optique de résolutions des problématiques actuelles et potentielles.

 

#Africresearch #researchforfuture #innovatingresearch #developmentbysearching

L’agroécologie catalyseur de l’écomomie africaine?

64C28521-F6DA-4F8F-9780-80553CD95441Il est dit ça et là que l’Afrique peut nourrir les trois-quarts de la planète.Ironie du sort,60 % des terres arables africaines sont inexploitées,comble de cet état de fait le continent africain peine à assurer sa propre sécurité alimentaire.Une importante part des terres exploitées a été accaparée par des multinationales étrangères,privant de ce fait les promoteurs agricoles locaux de toute chance de développer leur activité. De ce fait ,il faut se poser deux questions fondamentales à savoir :comment faire pour que les paysans puissent avoir accès à ces importantes surfaces de terre non exploitées ?,quelles mesures seront pris par les États africains afin d’accompagner les promoteurs locaux dans l’exploitation de ces terres et la commercialisation de ses produits dérivés ?

Pour mieux répondre à ces questions,il nous faut préalablement intégrer le concept d’agroécologie dans cette démarche d’optimisation de ces ressources agricoles.L’agroécologie est un concept utilisé en agriculture et en agronomie qui,selon l’usage est désignée comme une discipline scientifique ,un mouvement social ou un ensemble de pratiques agricoles.Le terme est utilisé pour la première fois en 1928 par Basile Bensin,un agronome américain d’origine russe.Son approche consiste à appliquer les méthodes écologiques à la recherche agronomique.Nombres de scientifiques ont utilisé ce terme pour décrire les résultats de leurs recherches ,Tischler(écologue et zoologiste) pour la régulation des ravageurs par la gestion des interactions entre les composantes physiques,chimiques,biotiques et humaines des agrosystèmes,Friedrichs(zoologiste )pour la défense ou protection des cultures ,Klages(agronome) pour les systèmes de culture.Plus récemment,c’est un penseur,agriculteur bio d’origine franco-algérienne du nom de Pierre Rabhi qui fait de remarquer en créant « le mouvement Colibris ».Anciennement appelé mouvement pour la Terre et l’humanisme,l’association Colibris a pour mission « d’inspirer,relier et soutenir les citoyens engagés dans une démarche de transition individuelle et collective ».Ses activités consistent à promouvoir les pratiques d’agriculture écologique (agroécologie,permaculture…),l’habitat participatif,l’éducation alternative,la gouvernance participative,la consommation responsable.Ce mouvement est régi par une charte dont découlent les propositions suivantes :incarner l’utopie,sobriété heureuse,le féminin au cœur du changement,l’agroécologie comme alternative,la terre et l’humanisme indissociables,relocaliser l’économie,une autre éducation.

Partant sur la base de ces éléments,il serait important de confronter les politiques agricoles africaines par zone à l’agroécologie.

En Afrique de l’Ouest,l’Agence Française de Développement (AFD) a financé le secteur à  hauteur 8millions d’euros,ceci visant à accompagner la transition agroécologique et les échanges d’expériences afin de contribuer à l’élaboration de politiques publiques dans le secteur.En effet,cette initiative permettra de pallier aux problèmes de dégradation des terres agricoles,de pluviométrie et de dégradation des ressources naturelles en optimisant la mobilisation des processus écologiques dans le domaine de la production agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.Mais il serait interessant que les pouvoirs publics ouest africains s’impliquent davantage dans ce projet.Une communication en interne s’impose pour permettre aux acteurs du monde agricole  d’être initiés à ces pratiques presque inconnues.Il faut davantage communiquer sur les ateliers de formation et de sensibilisation en agroécologie  pour permettre aux populations de se familiariser avec ce concept afin de mieux l’intégrer.Ceci permettra de régler les questions en rapport directes avec l’espace sahélien avec son lot d’aléas (pluviométrie très faible,démographie croissante,autosuffisance alimentaire et nutritionnelle,chômage…).

En Afrique du Nord,des efforts doivent être encore consentis dans le sens où un grand nombre de pays peine à adopter le concept .Un pays comme le Maroc en revanche,abonde dans ce sens.Un centre de formation en agroécologie du nom de « Carrefour des Initiatives et Pratiques Agroécologiques» a vu le jour en mai 2015 à 30 km de la ville de Marrakech.Ce centre a été construit avec des matériaux locaux et est doté de citernes de récupération des eaux de pluies .Il programme également des cycles de formation au bénéfice des paysans,des animateurs ou pédagogues qui souhaitent s’engager dans cette voie.

Dans la zone sud africaine,même constat qu’en Afrique de l’Ouest,une insuffisance de ressources publiques déployées est décriée.Seules des ONG se penchent véritablement sur la question d’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle.Malgré,les engagements des pouvoirs publics à entreprendre des réformes agraires,on note une lenteur dans l’exécution de ces réformes.En Afrique du Sud par exemple,c’est une ONG du nom de Surplus People Project (SPP) qui agit pour la souveraineté alimentaire et de meilleures conditions de vie des populations rurales.Elle milite pour l’agroécologie et une politique de transformation agraire au bénéfice des personnes les plus pauvres.

Ce tour d’horizon de l’espace agricole africain nous a permis de jauger le niveau d’implication des pays africains dans cette quête de l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle.Une réalité pèse jusqu’à présent dans les mémoires africaines « la faim n’attend pas»

#protectiondesterres #promotionsdessols #agriculturedurable #economieagricoleperformante #afriqueaunaturel

 

http://www.commodafrica.com/02-05-2018-lafrique-de-louest-lheure-de-lagroecologie

https://ccfd-terresolidaire.org/projets/africa/afrique-du-sud/une-ong-sud-africaine-4827

http://www.resacoop.org/formations-en-agroecologie-au-maroc

L’éducation africaine en berne

FE047EF0-72A6-4075-A421-9780ABD3A799L’éducation envisagée comme formation est considérée comme étant l’art de former une personne,spécialement un enfant ou un adolescent,en développant ses qualités physiques,intellectuelles et morales,de façon à lui permettre d’affronter sa vie personnelle et sociale avec une personnalité suffisamment épanouie.Partant de cette base,il serait intéressant de confronter cette définition  à son application sur le continent africain.Pour ce faire,il nous faudra étudier succinctement les différents pans de cette éducation à savoir l’éducation préscolaire,l’enseignement primaire,l’enseignement secondaire(général et technique) et l’enseignement universitaire.

Il est connu que l’éducation des enfants en âge préscolaire a été reconnue comme un tremplin indispensable par les psychologues et les psychopédagogues.Selon ces derniers,c’est au berceau qu’il faut préparer les enfants à assumer leur future insertion sociale et leur capacité à agir sur leur environnement.La réalité est malheureusement tout autre.

Le taux brut de préscolarisation en Afrique est estimé à 22%.La faiblesse de ce taux nécessite que les acteurs réfléchissent à des stratégies visant à trouver des solutions idoines à ce sous -secteur de l’éducation.C’est dans ce sens que des programmes de sensibilisation ont été proposés par les différents États,en vue de résorber ce gap éducationnel.Mais ce qui devrait attirer notre attention,c’est plutôt le contenu du programme de cette éducation préscolaire.Pour les populations,particulièrement celles rurales,ce contenu est jugé ludique ,raison pour laquelle celles -ci n’y accordent pas d’importance.La réalité est malheureusement tout autre.En privant ces enfants d’éducation préscolaire,leurs parents leur ôtent la possibilité de prendre des initiatives dans le futur proche et donc leur autonomie en est atteinte.Il devient nécessaire que les différents États fassent de l’éducation préscolaire une obligation pour tout enfant étant en âge.Il serait judicieux d’adopter l’étude de Marcon qui consiste à fournir des données de suivi pour un groupe d’enfants issus de familles à faibles revenus.Il s’agit de préparer ces enfants pendant deux années en vue de la première année de primaire.Ces enfants connaîtront trois types de préscolaire :a)centré sur l’initiative et l’autonomie de l’enfant ,b)privilégiant l’instruction scolaire et c)une combinaison des deux approches.Cette étude a connu un succès patent à Madagascar où la combinaison de ces approches a permis d’augmenter les performances des enfants.Autre exemple à suivre étant celui de l’Ethiopie où le programme d’enfant à enfant a été mis en place par l’UNICEF.Ce programme repose sur l’esprit d’entraide entre voisins.Les enfants de première année de primaire aident ceux du préscolaire dans leur apprentissage.

En ce qui concerne l’enseignement primaire,l’éducation africaine rencontre de nombreuses difficultés.Dans ce cas figure,les États ont une très importante part de responsabilités dans le sens où le cadre intérieur des écoles demeure encore un facteur bloquant.En effet,en Afrique subsaharienne,la taille des classes dans les écoles primaires publiques peut atteindre jusqu’à 67,voire 80 élèves dans de nombreux pays.Sans compter que de nombreuses classes du primaire sont des classes multigrades,c’est à dire qui rassemblent deux,voire trois niveaux d’études.A cela s’ajoute l’insuffisance du nombre de manuels qui conduit plusieurs élèves à suivre le même manuel.Autre constat,étant celui du cadre en lui-même ,manque d’eau et d’électricité,pas de séparation des toilettes filles/garçons et salubrité des toilettes.Sans oublié l’effectif d’enseignants insuffisant compte tenu du nombre d’élèves qui ne cesse d’augmenter et les nombreux départs à la retraite d’enseignants.En Afrique du Nord,la situation est comparable à celle de l’Afrique subsaharienne,même si des pays comme le Maroc et la Tunisie font des efforts considérables en terme d’accès et de qualité de l’enseignement primaire.Il faut également noter des avancées sur le plan des infrastructures scolaires.Le fait que l’école primaire soit le pallier où la scolarisation se matérialise mérite que les pouvoirs publics injectent davantage de ressources financières.Ces dernières permettront aux élèves d’avoir accès à des manuels en quantité suffisante,d’éviter la surcharge des salles de classe,de rémunérer décemment les enseignants,d’offrir une collation à chaque enfant.Il est important aussi que la notion du contenu des enseignements soit revue.Le contenu des programmes ne doit plus être calqué sur des paradigmes occidentaux.Celui-ci doit refléter les réalités de l’Afrique dans son ensemble.

Le secondaire pour son compte comprend l’enseignement secondaire général et la formation professionnelle .En ce qui concerne l’enseignement secondaire général,les résultats positifs de celui -ci dépendront préalablement de la réussite l’éducation primaire.Hormis cette dépendance,ce sous secteur rencontre également des difficultés qui lui sont propres.Il s’agit de la faiblesse des taux d’inscription et d’achèvement ,la faiblesse de la couverture éducative,le contenu de programmes scolaires inadaptés aux besoins nouveaux de la société (changements structurels et économiques),l’insuffisance de ressources financières affectées à ce sous-secteur.Encore une fois,l’Etat doit jouer son rôle de protecteur en affectant les ressources financières nécessaires à la bonne marche de ce sous-secteur.Là également le contenu  des enseignements doit être adapté aux défis actuels et futurs du continent africain.Écoles Au Sénégal (EAS) est une initiative à saluer dans la mesure où celle-ci est une plateforme web et mobile visant à aider les candidats libres et les internautes à avoir accès aux meilleurs contenus des programmes scolaires sous format vidéo gratuitement .

Dans la formation professionnelle,un renfort d’équipements techniques pour la pratique et la focalisation sur les disciplines techniques et scientifiques sauront booster ce sous secteur.Il faudrait aussi démembrer la formation professionnelle de l’enseignement secondaire.Ceci permettra de concentrer les formations techniques sur un apprentissage pratique dans un espace strictement consacré à cet effet et avec les équipements susceptibles de rendre cet apprentissage plus efficace.L’exemple du Rwanda mérite d’être suivi ,un camp de formation à la robotique a été initié dans le but de promouvoir la formation en matière de sciences et de technologies.Le « Robotics Camp Rwanda 2018»a permis à de jeunes rwandais de bénéficier des enseignements d’étudiants en ingénierie de l’institut de technologie du Massachussets.

L’enseignement universitaire ou enseignement supérieur a également son lot de difficultés résultant de sa position défavorable actuelle.Ces difficultés sont liées à la qualité et  à la pertinence des enseignements offerts et aussi à la faiblesse des ressources financières mobilisées.Malgré la volonté de pays francophones tels que le Burkina Faso,le Cameroun,le Sénégal et le Maroc,à entreprendre des réformes de leurs cadres de gouvernance,ce sous-secteur peine toujours à prendre son envol.Il faut augmenter les capitaux affectés à ce sous secteur et créer les conditions  permettant aussi aux étudiants de s’insérer avec facilité dans la vie professionnelle.

Il existe une interaction entre les sous secteurs de l’éducation,chacun d’entre eux mérite un traitement particulier dans le respect de leur l’autonomie afin que chaque secteur soit efficient.

#educationdabord #educationpourtous #educationforthefuture

http://books.openedition.org/irmc/717?lang=fr

https://journals.openedition.org/cres/109

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La santé publique africaine

La santé publique est définie comme étant une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes, de groupes ou de la population entière .Cette définition n’est pas exhaustive mais suffit à orienter notre réflexion quant à son application sur le continent africain.Le continent africain a une population de 1,216 milliard d’habitants.Selon une étude réalisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) portant sur la pénurie de personnel de santé en Afrique,les effectifs actuellement formés avant leur entrée en activité sont insuffisants pour maintenir la densité d’agents de santé existante une fois toutes les causes d’attrition prises en compte.Même si cette attrition n’était due qu’à des facteurs involontaires comme la mortalité prématurée, il faudrait, avec le rythme actuel de formation de la main d’œuvre, 36 ans dans le cas des médecins et 29 ans dans le cas des infirmières et des sages-femmes, pour atteindre l’objectif récemment fixé par l’OMS de 2,28 professionnels de santé pour 1000 habitants pour l’ensemble de ces pays – dont certains sont dans l’incapacité de réaliser un jour cet objectif.Même si cette étude a été réalisée dans 12 pays d’Afrique subsaharienne,elle nous édifie suffisamment sur la gravité de la situation sanitaire africaine.Pour davantage édifier cette situation,il est important de chiffrer ces carences.90% des enfants qui vivent avec le VIH dans le monde sont africains.Au Sahel,un enfant meurt toutes les cinq minutes d’une pathologie évitable et curable comme les maladies diarrhéiques ou la rougeole.A cela il faudra également ajouter qu’une grande partie des infrastructures sanitaires sont concentrées dans les capitales,ce qui privent les populations habitants dans les zones rurales de soins médicaux de qualité.On observe néanmoins une tendance visant à mettre en place une couverture maladie universelle pour les ménages les plus vulnérables.Cette initiative portée par des bailleurs de fonds sont utiles pour avancer sur le sujet de la sécurité sanitaire.L’efficacité d’une politique de santé publique dépend de la volonté et de l’autonomie que se donnent les pouvoirs publics pour la mettre en œuvre.Ce n’est pas une question d’argent,mais plutôt de rapport de forces.Il est donc de la responsabilité des gouvernants d’aménager ses ressources financières,techniques,humaines pour rétrécir ce différentiel sanitaire de manière considérable.Il ne faudrait pas également que ces attributs sanitaires soient employés à des fins politiciennes comme nous avons pu le remarquer au Sénégal.

« La santé est le trésor le plus précieux et le plus facile à perdre,c’est cependant le plus mal gardé. »     Chauvot de Beauchêne

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